L'association

NOS CONSTATS-NOS REFLEXIONS – NOS PROJETS

 

Ce sont aussi les vôtres.

 

La crise écologique d’abord, la crise économique ensuite ne sont pas des épiphénomènes. Ces crises ne sont ni superficielles, ni indépendantes, ni provisoires. Vécues comme de profondes secousses, elles témoignent de profondes fragilités. Ce ne sont pas des crises, c’est une crise.

 

Une crise du lien, une crise de la relation, une crise de l’échange. Au cœur de la crise : l’homme et la conception qu’il a de lui-même, de sa valeur, de ses valeurs.

 

Une crise qui manifeste les limites d’un modèle de société bâti autour d’un homme déraciné. Un homme déraciné, c’est un homme esseulé, sans sol, ni ciel. Le Ciel se couvre, se réchauffe, se dérègle. La Terre se fissure, brûle, se tarit. Et l’Homme ?

 

Le paysage de notre terre est déséquilibré par une mécanisation excessive, elle-même fruit d’un homme déséquilibré dans sa relation au travail, à l’outil, à la matière première. Le remembrement de notre sol n’est qu’un tragique démembrement.

 

Pour agir différemment dans le monde, il faut le voir différemment. Nous sommes nos représentations. Une agriculture, un commerce qui ne part pas d’une capacité de ré-enchantement du monde risque de s’arrêter à une dimension matérielle peu féconde de nouveaux comportements, d’innovations, de régénération.

 

Il s’agit donc bien de promouvoir un nouvel état de conscience, et une pédagogie adaptée doit encourager cet éveil d’une nouvelle conscience. Elle doit permettre l’émergence d’individus capables d’incarner cette conscience en actes dans chacune des sphères de son quotidien : achat, déplacements, relations humaines, éducation des enfants, habitat…

 

C’est au sein même de notre société déracinée que l’homme a l’opportunité de prendre conscience qu’il n’est pas seul, qu’il ne peut agir comme s’il était seul :

 

  • Prendre conscience que le modèle de développement actuel qu’il encourage ne peut s’appliquer à la planète dans son entier du fait de l’insuffisance des ressources planétaires nécessaires pour cela.

 

  • Prendre conscience de la nécessité de développer une relation responsable vis-à-vis de la nature et non de mépris, ni d’exploitation.

 

  • Prendre conscience que l’on « est ce qu’on mange », et que le principe d’une terre nourricière engage à un respect de son utilisation, mais donne aussi le socle d’un vivre ensemble.

 

  • Prendre conscience de sa propre capacité d’action concrète individuellement, collectivement, en sortant d’un sentiment d’impuissance, de victimisation, de déni, par le développement d’un état d’esprit volontaire, en devenant producteur de ses actes.

 

  • Prendre conscience que les solutions peuvent être simples si l’on redevient simple. Que cette simplicité passe par la capacité de l’homme à trouver sa juste place dans un éco-système, qui possède les capacités de s’auto-réguler.

 

Le déracinement se manifeste par les délocalisations, la spéculation, les inondations, la déforestation. La crise nous indique le chemin vers la réhabilitation d’un l’équilibre, vers un nouvel ancrage : une nouvelle relation à la terre, à l’économie, au travail.

 

. Ce nouvel ancrage passera par une nouvelle relation à la Terre dans sa fonction la plus primaire, la plus indispensable et la plus significative : sa fonction nourricière. Une agro-écologie peut être dès lors à la base d’une mutation sociale. Elle est une éthique de vie qui introduit un rapport différent entre l’être humain, sa terre nourricière et son milieu naturel.

 

Passer du consommateur à l’amoureux de l’œuvre encourage l’authenticité : d’où viennent les produits que je consomme ? Comment ont-ils été cultivés et transformés ? Avec quelles pensées, sentiments, actions ont-ils été produits ?

 

. Ce nouvel ancrage passera par une nouvelle relation de l’homme avec lui-même, les autres et l’environnement, définissant un nouveau modèle économique : une économie écologique.

 

Avec cette vision, pour qu’une activité soit rentable du point de vue économique, il faut qu’elle soit écologique, c’est-à-dire qu’elle doit respecter différentes lois : celles de l’individu, de la société et de la nature.

 

. Concernant le travail,   le producteur est remis au centre du processus économico-écologique : « je construis des liens de valeurs avec les producteurs ».

 

Si la loi du marché privilégie les besoins des consommateurs, le commerce équitable se construit autour du respect des producteurs. On ne peut pas faire d’économie durable en se basant exclusivement sur les besoins des consommateurs.

 

La capacité de produire est l’acte par excellence de transformation. Un travail respectueux de la dimension individuelle, sociale, naturelle, devient productif, dans chacune de ses dimensions. Un tel travail est porteur de dignité, de solidarité, de responsabilité, de réciprocité, et intègre la nécessité de la transmission. Cette transmission est la garantie du durable.

 

Le travail qui intègre dans ses critères de rentabilité la nécessité d’être transmissible et d’être transmis, devient un facteur de vitalisation et de régénération du tissu social, donnant vie au lien générationnel.

 

De là la nécessité de sauvegarder, de récupérer les savoir - faire auprès de nos anciens et de valoriser les ateliers de production, cuisine, conservation, transformation des produits de la terre.

 

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